ST CREN

Saint CHREN St Chren, hameau dépendant de Mons-en-Chaussée (Saincraing, 1248) est un amas de maisons continguës à la porte septentrionale de Mons. Le 13 février 1577 fut signée à Péronne « La Ligue» déjà concertée dans une des salles du Château d'Applaincourt. Association faite entre les princes, seigneurs, gentils-hommes, gens du peuple, sujets et habitants de Picardie. Ils s'engageaient à défendre la saine doctrine par toutes sortes de moyens contre les calvinistes et donnèrent des preuves de zèle pour la religion catholique. Jacques d'Humière, le comte d'Amerval et un grand nombre d'autres signèrent cette « ligue ». Le comte d'Amerval avait un fief à St Chren et il avait comme régisseur le sieur François Denis de St Chren. La pratique de tracer une croix est l'origine de la signature au bas d'un acte, et a remplacé peu à peu partout l'empreinte en lettre authentique de l'anneau à signer. On a pu dire, à cet égard, que la signature a été inventée par ceux qui ne savaient pas écrire. Les Estampes de Valençay étaient possesseurs du fief de la « mairerie » de St Chren en 1680 (Archives Départementales de la Somme ). .C'est au nom.de Dominique d'Estampes de Valençay comme tuteur de ses petits-enfants que Jean Gérault, receveur de la Seigneurie d' Applaincourt, eu fait relief de la Commanderie d'Eterpigny. Notons d'abord que les Estampes de Valençay étaient devenus Seigneurs d'Applaincourt par suite du mariage de Jean d'Estampes avec Sara d' Applaincourt, fille de Jean Seigneur d' Applaincourt et de Barbe d'Orgnies en 1574. Ils eurent un fils : Jacques d'Estampes, Marquis de Valençay, Lieutenant-Colonel de la cavalerie légère, Gouverneur de Montpellier et Calais qui épousa Louisa, fille de Ondart Blongel dit de Joigny. Né en 1595, il mourut le 6 mai 1691, âgé de 96 ans. Il eut 3 fils : - Henri-Dominique d'Estampes du Valençay, Marquis de Piennes, marié en 1672 à sa cousine Anne Elisabeth d'Estampes, 25 ans, demeurant à Paris. Henri-Dominique d'Estampes est mort en 1680 laissant de son mariage deux enfants: - Jacques Dominique mort célibataire le 24 février 1700 - François- Louis-Charles, Chevalier de Malte, noyé sur la galère « capitaine de Malte» le 16 février 1700. - François-Henri d'Estampes, fils de Dominique recueillit la succession de ses neveux. Il se maria avec Angélique Françoise de Raymond en avril 1702 et n'eut de ce mariage qu'une fille unique : - Angélique Elisabeth d'Estampes de Valençay. Par contrat du 23 novembre 1713, dame Angélique Françoise de Raymond et Louis le Noble, tuteur de sa fille Angélique Elisabeth, vendent les terres et seigneuries de St Chren à Philippe Damerval. Philippe Damerval, Seigneur d'Assevillers, Applaincourt, Poeuilly, Prusle, St Chren, donne à Monsieur Guillaume François Cuvillier, Conseiller du Roy, le baillage des dites terres et seigneuries ci-dessus, le 7 janvier 1721. Peu avant, cependant, le 12 juillet 1720, le même Philippe Damerval avait nommé Antoine Rogé Bailly de terres et seigneuries de plusieurs villages dont Prusle et St Chren. Pour St Chren, il s'agit vraisemblablement du fief de la « mairerie » qui était possédé par les Estampes de Valençay à qui Philippe Damerval l'avait acheté en 1713 et établi régisseur le sieur François Denis de St Chren. Une pièce authentique, signée d'Amerval d'Assevillers se trouvait en 1912 dans la famille de Monsieur Denis (sceau noir, une croix et trois points enguirlandés). Philippe Damerval (ou d' Amerval), Chevalier Baron d' Assevillers, Capitaine de cavalerie au Régiment du Terrail (20 août 1688) par brevet du 20 septembre 1710 était fils de Monsieur Henry d'Amerval et de Henriette du Clozel. Il épousa le 21 septembre 1680, Suzanne Boitel, fille de Louis Boitel et Marie Le Flament. Les d' Amerval vendirent St Chren en 1762 à Messire Nicolas Fougeret, Officier au régiment du Berry, Seigneur de St Chren et haut justicier de sa terre. Les propriétés du Seigneur de St Chren étaient les trois journaux d'héritage de la valeur de 26 livres, de 180 journaux de terre labourables de la valeur de 450 livres, de trente quatre journaux de bois de 166 livres, 5 journaux du pré de 18 livres pour censives et droits seigneuriaux. Tels étaient les biens de la seigneurie en 1790, avec une habitation et deux journaux soixante six verges d'héritage qu'il acheta en 1713 à Josse Visbecq descendant de la famille Croizet de Prusles. Cette habitation devint la résidence de la famille Fougeret appelée Jean-Marie Forget. Le 24 septembre 1695 mourut Jean Dequan, seigneur du Fourmentel, Greffier en chef de la ville de Péronne qui épousa Marie de Parvillers, fille de Charles de Parvillers, Maître de poste à Péronne et de Marguerite Aubeslique. Sa veuve épousa en secondes noces Jean Fougeret, Ecuyer Seigneur de St Chren, Secrétaire du Roi. La révolution confisqua leurs biens. Ils furent obligés de prendre le chemin de l'exil. Cette dernière habitation fut achetée par Augustin Liquois Beaufort, âgé de 48 ans, ancien curé de ContaI maison, prêtre constitutionnel. Il fonda un pensionnat de jeunes filles qui eut du succès pendant 3 ans. Quelques années après, il le céda à un habitant de Nesle qui le fit démolir et vendit le terrain. Il se peut que le calvaire qui a été placé à côté de la mare date de cette époque (vers 1805, il se trouvait à 20 m en arrière sur le bord de la pâture). A St Chren, il y eut aussi le pensionnat de Roch Lardemer, ancien grenadier au régiment d'Auvergne, natif de Morval, âgé de 24 ans, qui, après avoir obtenu son congé le 26 septembre 1790, fonda un pensionnat route de Cambrai. Il avait épousé Marie Cauët, fille de Pierre Cauët, Arpenteur. Citons également le pensionnat de Mademoiselle Louise Croizet, rue des Conquerêts ; celui de Mademoiselle Marguerite Caudelle ; puis celui de Mademoiselle Flore Vicaine, route de Cambrai. Dans toutes ces écoles on enseignait la religion catholique. Mais, en 1880, avec la loi dite de Neutralité, la religion ne fut plus professée dans les écoles communales de France. En 1789 : le Seigneur de St Chren, Fougeret dit Forget, prit part aux assemblées pour la députation aux Etats Généraux. Pendant 18 ans, il dirigea la commune comme syndic, collecteur des tailles, marguillier, etc... Il a refusé la place de Directeur des Postes à Péronne ne voulant pas quitter la' direction de sa maison. Cette place fut donnée au nommé Baillard de Ham marié à une Croizet de Mons qui 10 ans après achetait 100 journaux de propriétés à Mons.

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