Les calvaires

   Partout, sur tous les chemins, on rencontre des calvaires qui ont leur histoire. A l'entrée d'Estrées, le calvaire a été érigé par ses habitants en Juin 1899.

   Venant d'Estrées, en arrivant dans Mons, sur la droite, on rencontre le calvaire de la famille Denis-Devrainne érigé en mémoire de l'heureux retour des armées de Metz, de leur neveu Gustave Devrainne (après 1870).

   Sur le chemin d'Athies, à Prusles, au bout de la rue d'Enfer ou encore "Rue du Playdoyer de prusles" ainsi appelée parce que les officiers de justice du Seigneur Commandeur d'Eterpigny avaient coutume de s'y assembler à la fête de la Pendecôte pour recevoir foi et hommage des habitants des lieux circonvoisins, on rencontre un calvaire qui appartient à une famille importante du pays, la famille Poulet en 1859, puis la famille Ennuyer. Ce calvaire a sans doute été rigé à cet endroit pour perpétuer le souvenir de la "Chapelle de Bacquencourt" qui se trouvait encore debout à cet endroit en 1790.

  Il y a également celui qui se trouve en face de l'ancienne fabrique, dont l'origine est inconnue et qui a été restauré par la famille Rimbault en 1952.

   Sur le chemin de Devise, on rencontrait deux calvaires : "La croix Vincent Marie" à la vallée Ste Anne, aujourd'hui disparu et celui plus près de Mons appelé "Croix St Claude". Ils sont très anciens, car il y avait autrefois une confrérie en l'honneur de St Claude, archevêque de Besançon vers 1670.

  A Prusles, face à la maison de Mr Sarot, il y a également "le calvaire des Proyes". Il était autrefois la propriété de la famille Fache. En 1774, se trouvait à cet endroit la chapelle de Notre Dame des Proyes.

  Entre Mons et St Cren, se trouve une belle croix, souvenir d'une mission en 1876. Cette croix est placée sur les terres d'hospieces d'Athies, restaurée jadis par Adonis Vasseur.

  Nulle part n'est fait mention du petit calvaire qui se trouve contre la mare de St Cren, seulement quelques lignes dans un très vieux poême d'avant 1700 dédié aux paysans de notre village et particulièrement à ceux de St Cren. Il appartenait autrefois à la famille Denis.

   Le grand calvaire du cimetière a ét érigé en 1893. Il est double : celui du maire et celui du curé. Le nouveau cimetière a reçu les premiers morts en 1889 (l'année où le tortillard faisait ses premiers tours de roues. Les relations de mr le maire Dejancourt (de prusles) et de Mr le Curé Blandin n'étaient pas très cordiales. La veille de la bénédictionn du nouveau cimetière, le maire fit barricader les portes. Un fervent coupa la nuit , les fils qui clôturaient le cimetière pour livrer passage au cortège. Me le curé, malgré la présence de tous les habitants du village, ne voulut entrer que par la grand'porte. C'est ainsi que le cimetière de Mons n'a jamais été béni ! L'abbé Blandin a été inhumé au pied de la dite croix.

   D'autres croix n'ont pas été rétablies après la guerre de 1914 :

    - une à gauche du chemin derrière l'ancienne maison de Mr Longuatte,

    - une autre derrière la maison de Mr Vicaine,

    - une troisième à droite de la piste qui part derrière le jardin de Mr Devaux (aujourd'hui la propriété de Mr et Mme Blériot-Deswartswager).

 

 

 

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